Titre: Mes secrets d’écrivain
Auteur: Elizabeth George
Éditions: Presses de la Cité, 2006
Comment écrire un best-seller ?
Dans "Mes secrets d’écrivain", Elizabeth George offre à tous ceux qui tentent l’aventure de l’écriture l’essentiel de ce qu’ils doivent savoir sur la façon de construire un roman.
Sans fard, l’auteur nous livre astuces d’écriture, son emploi du temps quotidien, ses recettes pour créer des personnages, ses trucs pour repérer des décors et les retranscrire en leur donnant une âme.
Elle raconte avec franchise son histoire personnelle, révèle comment elle a réussi à se faire publier pour la première fois, tout en livrant les secrets de fabrication qui ont fait d’elle l’un des plus grands auteurs de romans policiers "à l’anglaise".
Illustré de nombreux extraits de ses propre romans, mais aussi ceux d’une vingtaine d’auteurs de tous les genres littéraires (Dickens, P. D. James, Shakespeare, Edgar Allan Poe, Caroline Quine … ), "Mes secrets d’écrivain" est destiné à devenir un ouvrage de référence pour tous les écrivains en devenir …
Elizabeth George est unanimement reconnue comme l’un des grands auteurs de littérature policière dans les quarante-trois pays où elle est publiée, notamment en France où, dès la parution de son premier roman, Enquête dans le brouillard, elle avait obtenu le Grand Prix de littérature policière (1990).
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CONTENU
Survol du métier
1° Lespersonnages font l’histoire
2° Le décor fait l’histoire
3° Un paysage sinon rien
4° L’intrigue: "C’est la cause, mon âme … "
Les bases
5° Quelques conseils avant d’en finir avec l’intrigue
6° L’idée, et après
7° Au commencement: des décisions, encore des décisions, toujours des décisions
8° Là où il y a un point de vue, il y a une voix
9° Le ton et l’attitude
10° Dialogues: "Dites ce texte, je vous prie"
11° Trucs et ficelles du métier de dialoguiste
12° La scène: non, ce n’est pas du gâteau
La technique
13° Savoir, c’est le pouvoir, la technique, c’est la gloire
14° Nouer les fils épars
La méthode
15° À petits, tout petits pas, comme un bébé
16° Une recette magique: la colle à cul
17° Bribes de questions et de réponses
Exemples et feuilles de route
18° La carte, s’il vous plaît !
19° Tout sur les personnages
20° Changer des endroits en décors
21° Encore quelques mots
22° La méthode dans une coquille de noix
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p. 19-
En réalité, tout auteur digne de ce nom sait que ce qui rend les personnages intéressants, ce n’est malheureusement pas le bonheur, la sécurité; ce sont leurs conflits, leurs problèmes, leurs malheurs et leurs émotions.
Le bonheur les prive d’une histoire, le maheur leur fournit un puits dont ils s’acharnent à sortir au fil du roman.
p. 30-
Le fait de créer ses personnages à l’avance permet donc au romancier de leur faire tenir des propos convaincants sur des préoccupations totalement différentes des siennes, et ce, avec leur propre voix.
Créer un personnage à l’avance permet à un écrivain d’adopter une persona, de dissoudre la frontière qui le sépare de ses créatures, de leur donner l’occasion de devenir elles-mêmes et, par ce biais, de traduire leur expérience.
p. 72-
Le premier est le besoin central du personnage. Nous avons tous, au fond de nous, des besoins fondamentaux avec lesquels nous naissons et sur lesquels, tout au long de notre vie, nous basons l,essentiel de notre comprtement.
C’est quelque chose de fondamental pour un individu, une pulsion irrésistible qu’il a en lui, et s’il n’arrive pas à l’assouvir, s’il la refoule, il en résulte une psychopathologie.
… Mais certaines motivations sont au coeur de notre personnalité, profondément enfouies en nous, elles font intrinsèquement partie de ce que nous sommes. Ce sont des besoins fondamentaux, même si certains sont plus complexes que d’autres.
Je n’en citerai que quelques-uns, dont le besoin d’être compétent, de réussir tout ce qu’on entreprend, le besoin de faire son devoir, le besoin d’appartenance, le besoin d’excitation ou de ce qu’on appelle "l’influx vital", le besoin d’authenticité, le besoin d’avoir raison à tout prix.
… En réalité, le stress le plus important auquel il risque d’être soumis sera de voir réduits à néant ses efforts pour assouvir son besoin central.
Quand un personnage s’engage dans une démarche pathologique, ça se traduit dans ses actes.
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Q.: Vous privilégiez l’emploi du présent dans votre écriture. Quel en est l’avantage ?
R.: Le présent correspond bien à ma manière d’écrire. Elle met le lecteur en lien direct avec l’instant de vie du personnage, ses émotions. Le présent … dynamise l’action et maintient le lecteur dans une sorte d’atmosphère participative.
p. 223-
Je ne le répéterai jamais assez, chaque auteur doit mettre au point sa propre méthode, c’est-à-dire ce qui marche pour lui.
Ne pas avoir de méthode, c’est ne pas avoir de métier.
C’est se retrouver suspendu au-dessus de l’abîme, victime potentielle de l’angoisse de la page blanche.
Ne pas avoir de méthode vous met terriblement en danger et l’écriture cesse d’être une joie pour devenir une menace; une tâche que vous reprenez avec terreur, jour après jour, parce que vous êtes à la merci d’une Muse que vous ne savez pas comment séduire.
Si j n’avais pas de méthode, de métier sur quoi m’appuyer, je serais paralysée par la crainte tous les matins, et franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de drôle à ça.
Mais comme j’ai à la fois une méthode et du métier, j’approche l’écriture quotidienne avec impatience. Je m’en fais une joie à l’avance. Vraiment.
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Proposé par : MarieBo Solutions
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